7 mythes sur la commercialisation de la mode et ce qu’il faut savoir
Tu t’intéresses à la commercialisation de la mode, mais tu as peut-être déjà entendu, ou pensé toi-même, une ou deux de ces phrases :
- « On n’a pas besoin d’un DEC pour être vendeur(se) en boutique »
- « Ce n’est pas pour les gars »
- « Il faut tout connaître sur la mode pour s’inscrire »
- « Un DEC en commercialisation de la mode ça ne permet pas d’aller à l’université après »
- « Il n’y a pas beaucoup d’emplois possibles dans ce domaine »
- « On va devoir travailler le soir et les fins de semaine »
- « Il suffit d’aimer magasiner pour réussir dans le programme »
C’est normal, elles circulent beaucoup. Voici ce qui se passe concrètement dans le programme du Collège Laflèche, à Trois-Rivières (un DEC de trois ans en mode, marketing, gestion de projets et entrepreneuriat) et sur le marché du travail. Pour le portrait complet du programme, lis notre article « C’est quoi la commercialisation de la mode? ».
1. « On n’a pas besoin d’un DEC pour être vendeur(se) en boutique »
C’est vrai, tu n’as pas besoin d’un DEC pour plier des vêtements ou tenir un plancher de vente. Le programme couvre autre chose : la stratégie de vente et la fidélisation de la clientèle, en boutique comme en ligne, en plus de la stratégie de marque, du marketing numérique, de l’analyse des tendances, de la gestion de projets et de l’entrepreneuriat. Ces compétences mènent à des rôles de gestion et de stratégie : commerce électronique, marque, marketing, publicité, événement promotionnel, stylisme, achat, représentation et autres. L’industrie a besoin de gestionnaire autant en siège social qu’en boutique ou en e-commerce, à toi de choisir le milieu de travail qui t’intéresse.
Comme diplômée, cette formation m’a donné des bases solides pour poursuivre mes études universitaires et bâtir une carrière dans le domaine des communications et du marketing.
2.« Ce n’est pas pour les gars »
Les compétences enseignées (gestion de marque, analyse de marché, gestion de projets, entrepreneuriat, stratégie numérique, développement de produits) ne sont associées à aucun genre. Dans l’industrie de la mode, on retrouve des hommes et des femmes aux mêmes postes de gestion et de direction. Les débouchés s’adressent à quiconque s’y intéresse.
Le programme est ouvert à tous, peu importe le poste visé.
3.« Il faut tout connaître sur la mode pour s’inscrire »
Aucune expérience préalable en mode n’est exigée à l’admission. Le programme part du principe que les compétences techniques et stratégiques s’enseignent en classe; l’intérêt pour le secteur suffit au départ.
Suivre les tendances et développer un œil pour la mode deviennent des compétences travaillées pendant la formation, pas des prérequis à l’entrée.
4. «Un DEC en commercialisation de la mode, ça ne permet pas d’aller à l’université après»
Un DEC en Commercialisation de la mode ouvre des portes vers des formations universitaires en gestion, marketing, communication ou entrepreneuriat. Plusieurs universités québécoises offrent des passerelles DEC-BAC qui permettent de reconnaître des acquis du programme collégial. Par exemple, notre programme donne accès à une entente DEC + BAC avec l’Université Laval vers le baccalauréat en sciences de la consommation, vers le baccalauréat en administration des affaires et une autre entente avec l’Université du Québec à Trois-Rivières pour un DEC + BAC vers le baccalauréat en administration des affaires.
Contacte un conseiller pour connaître les options disponibles selon ton projet.
5. « Il n’y a pas beaucoup d’emplois possibles dans ce domaine »
Le programme mène à une grande diversité de postes : coordonnateur(rice) marketing et communications, gestionnaire de campagnes d’influence, gestionnaire de communauté, gestionnaire de produits, acheteur(euse), styliste e-commerce, coordonnateur(rice) événementiel, entrepreneur(e) ou bien d’autres. Un total de 80 titres d’emploi est répertorié dans l’industrie.
Selon le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), le commerce de détail au Québec, dont l’industrie de la mode, emploie plus de 453 000 personnes, et la part des ventes réalisées en ligne continue de croître (6,0 % en 2024, contre 5,7 % en 2023), alimentant la demande pour des rôles comme styliste e-commerce, gestionnaire de produits web ou gestionnaire de communautés et de campagnes d’influence.
Selon les Perspectives d’emploi 2024-2028 publiées par Services Québec Mauricie, les professionnel(le)s en publicité, en marketing et en relations publiques font partie des 162 (sur 294 analysées), qui offriront d’excellentes perspectives d’emploi dans la région d’ici 2028.
6. « On va devoir travailler les soirs et les fins de semaine »
Les horaires en soirée et en fin de semaine sont fréquents pour le personnel de vente en boutique, mais ce n’est pas le profil que vise le programme. Les rôles en gestion de marque, en marketing numérique, en gestion de projets, en développement de produits ou en coordination événementielle suivent généralement les horaires réguliers d’un bureau ou d’un siège social, avec des pointes ponctuelles lors d’un lancement ou d’un événement.
7. « Il suffit d’aimer magasiner pour réussir dans le programme »
Aimer magasiner peut démontrer ton intérêt pour l’industrie de la mode, mais ce n’est pas ce qui mène à la réussite dans le programme. Les compétences qui font la différence sont analytiques et stratégiques : analyser un marché, développer une stratégie de marque, gérer un projet ou bâtir un plan d’affaires. L’intérêt pour la mode aide à rester motivé(e), les compétences enseignées font le reste.
Prêt(e) à voir la différence entre la perception et la réalité?
On espère que ça t’aide à voir plus clairement ce qui se passe réellement dans le programme et l’industrie. Si tu veux aller plus loin, le programme combine mode, marketing, gestion de projets et entrepreneuriat, avec des mandats réels, des profs issus de l’industrie et des stages rémunérés.
Découvre le programme complet et dépose ta demande d’admission.
Pas encore certain(e)? Parle à un conseiller ou inscris-toi comme étudiant(e) d’un jour.
Article rédigé par l’équipe du programme de Commercialisation de la mode, Collège Laflèche, Trois-Rivières.
FAQ
Quels sont les vrais débouchés après un DEC en commercialisation de la mode?
Coordonnateur marketing et communications, gestionnaire de communauté, gestionnaire de marque, acheteur(euse), styliste e-commerce, coordonnateur(rice) événementiel ou entrepreneur(e), souvent dans des rôles de siège social plutôt qu’en boutique. L’industrie de la mode a autant besoin de gestionnaire dans les sièges sociaux, en boutique et en e-commerce. Un total de 80 titres d’emploi est répertorié dans l’industrie. Ce sera à toi de choisir le milieu de travail qui t’intéresse le plus.
Est-ce que les garçons peuvent s'inscrire au programme de commercialisation de la mode?
Oui. Les gars comptent pour une grande proportion des professionnels dans le milieu. Le programme est ouvert à tous, peu importe le genre. Les débouchés sont nombreux pour tous et s’adressent à quiconque s’intéresse à ces compétences.
Est-ce qu'il faut déjà connaître les tendances mode pour s'inscrire?
Non. Aucune expérience préalable en mode ou en marketing n’est requise à l’admission. Ces compétences s’enseignent pendant la formation.
Est-ce qu'un DEC en commercialisation de la mode permet d'aller à l'université ensuite?
Oui. Une entente DEC + BAC avec l’Université Laval vers le baccalauréat en sciences de la consommation, vers le baccalauréat en administration des affaires et une autre entente avec l’Université du Québec à Trois-Rivières pour un DEC + BAC vers le baccalauréat en administration des affaires.
Est-ce qu'il faut travailler le soir et les fins de semaine dans ce domaine?
Pas nécessairement. Ces horaires concernent surtout la vente en boutique. Les rôles en gestion de marque, en marketing numérique, en développement de produits ou en gestion de projets suivent généralement des horaires de bureau réguliers.
Est-ce qu'il faut aimer magasiner pour réussir dans le programme?
Aimer la mode aide à rester motivé(e), mais la réussite repose surtout sur des compétences analytiques et stratégiques enseignées pendant la formation.
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